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Cabinet Jean CROZATIER
10, Bd Léon Malfreyt 63 000 CLERMONT FERRAND
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Membre de l'Ordre des Experts-Comptables |
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Tel : 04 73 37 74 85 Fax : 04 73 37 74 85
Port : 06 28 35 49 06 Email : jean@cabinet-crozatier.com
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| Contrat de travail | |
| Contrat d’apprentissage | |
| Qui est concerné ? |
- Toutes les entreprises relevant du secteur artisanal, commercial, industriel, agricole ou associatif ainsi que celles du secteur public non industriel et commercial.
- Les adultes :
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| Quelles obligations ? |
- Conclure avec l’apprenti un contrat de travail de type
particulier (de un à trois ans selon la durée du cycle de
formation) et lui verser une rémunération dont le montant minimum
varie de 25 à 78 % du SMIC en fonction de son âge et de l’année du
cycle d’apprentissage. |
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Quels avantages pour l’entreprise ? |
- Une indemnité compensatrice forfaitaire versée par la région.
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| Contrat initiative-emploi | |
| Quels sont les bénéficiaires ? |
Le CIE s'adresse aux des personnes sans emploi, inscrites ou non à l'ANPE, rencontrant des difficultés sociales et professionnelles d'accès à l'emploi. Le CIE peut ainsi être mobilisé différemment selon les régions, dans les conditions fixées par l'arrêté annuel du préfet de région, et appréciées par les acteurs du service public de l'emploi, notamment l'ANPE.
-Le dispositif de CIE « rénové » présenté ici est celui issu de
la loi de programmation pour la cohésion sociale du 18 janvier
2005. Il s'applique aux conventions de CIE et aux contrats
conclus depuis le 1er mai 2005. Jusqu'au 30 avril 2005, les CIE
ont été conclus en application des articles L. 322-4-2 à L.
322-4-5 du code du travail dans leur rédaction antérieure à la
loi du 18 janvier 2005 précitée et restent soumis à ce régime
jusqu'à leur terme normal.
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| Quels sont les employeurs concernés ? |
Tous les employeurs affiliés à l'Unédic
peuvent conclure des contrats initiative emploi (CIE) :
Aucun CIE ne peut être conclu si l'établissement a procédé à un
licenciement économique dans les 6 mois précédant la date
d'effet du contrat ni lorsque l'embauche est la conséquence
directe du licenciement d'un salarié en CDI. S'il apparaît que
l'embauche a eu pour conséquence un tel licenciement, la
convention de CIE peut être dénoncée par l'Etat, avec pour
conséquence l'obligation pour l'employeur de rembourser
l'intégralité des sommes perçues au titre de l'aide prévue pour
ce type de contrat.
Les employeurs du secteur public, l'Etat, les collectivités territoriales et les établissements publics administratifs, ainsi que les particuliers employeurs, ne peuvent pas conclure de CIE. |
| Quelles sont les formalités à accomplir ? |
Pour pouvoir procéder à une embauche
dans le cadre d'un CIE, l'employeur doit conclure une convention
de CIE avec l'ANPE (agence locale pour l'emploi), agissant pour le
compte de l'Etat. L'agence locale pour l'emploi compétente est
celle dont dépend l'entreprise ou l'établissement, lieu
d'exécution du contrat de travail. Cette convention précise les
engagements respectifs de chaque partie, le montant et les
modalités de versement de l'aide, la nature des actions de
formation et d'accompagnement prises en charge par l'employeur,
les recours en cas de litiges... Conforme à un modèle type (Cerfa
n° 12498*01), elle peut être téléchargée sur le site
www.travail.gouv.fr. Elle doit être signée préalablement ou
concomitamment à l'embauche du salarié, le contrat de CIE ne
pouvant en aucun cas être conclu avant cette signature. La durée
de la convention ne peut excéder : Est annexée à la convention une notice qui explique la procédure à suivre et contient un rappel des principales dispositions applicables à la convention et au contrat initiative emploi. Afin que le salarié soit également informé de ses droits et obligations, l'employeur doit lui fournir une copie de cette notice. |
| Quelles sont les caractéristiques du contrat ? |
Le CIE est un contrat de travail de droit privé conclu pour une durée indéterminée ou pour une durée déterminée de 24 mois au plus. Dans tous les cas, il doit faire l'objet d'un écrit et ne peut être conclu avant la signature de la convention liant l'employeur et l'ANPE (agissant pour le compte de l'Etat). Il peut être à temps partiel ou à temps complet ; s'il est à temps partiel, la durée hebdomadaire de travail doit être d'au moins 20 heures (ou son équivalent mensuel ou annuel), sauf lorsque les difficultés d'insertion particulières de la personne embauchée justifient une durée inférieure. Lorsqu'il prend la forme d'un CDD, le CIE ne peut être rompu avant son terme, sauf accord entre les parties, qu'en cas de faute grave du salarié ou de force majeure. Il peut également être rompu avant son terme, sans que le salarié ait à respecter un préavis, lorsque la rupture a pour objet de lui permettre d'être embauché pour un CDD d'au moins six mois ou pour un CDI, ou de suivre une formation qualifiante prévue à l'article L. 900-3 du code du travail. En outre, à la demande du salarié, le contrat peut être suspendu afin de lui permettre d'effectuer une période d'essai afférente à une offre d'emploi visant une embauche, en contrat à durée indéterminée ou à durée déterminée au moins égale à six mois ; en cas d'embauche à l'issue de cette période d'essai, le contrat est rompu sans préavis. Le salarié en CIE bénéficie des mêmes conditions de travail que les autres salariés de l'entreprise. Il bénéficie également de l'ensemble des dispositions des conventions et accords collectifs applicables dans l'entreprise.
Lorsqu'il est conclu pour une durée déterminée, le CIE est régi
par l'article 122-2 du code du travail (sauf en ce qui concerne
le nombre maximal de renouvellements). Il en résulte notamment
que les dispositions relatives au délai de carence entre deux
contrats ne sont pas applicables, de même que l'obligation pour
l'employeur de verser l'indemnité de fin de contrat (sauf
disposition conventionnelle ou contractuelle plus favorable).
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| Quelle rémunération ? | Les salariés titulaires d'un CIE sont rémunérés conformément aux dispositions conventionnelles applicables dans l'entreprise ou l'établissement. Cette rémunération ne peut être inférieure au SMIC. |
Quel accompagnement et quelle formation pour les bénéficiaires ?
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Les conventions en vertu desquelles sont conclus les CIE, peuvent prévoir des actions d'orientation, de formation professionnelle ou de validation des acquis de l'expérience (VAE) ou des mesures d'accompagnement professionnel de nature à faciliter la réalisation du projet professionnel du bénéficiaire du contrat. Lorsqu'elles s'avèrent nécessaires, ces actions figurent dans la convention conclue entre l'employeur et l'ANPE ; elles peuvent être prises en compte dans le niveau de l'aide perçue par l'employeur.
Les employeurs peuvent désigner un tuteur chargé d'accompagner
le salarié pour la réalisation de son travail. Le nom de ce
tuteur doit être communiqué au salarié (il peut, par exemple,
figurer dans le contrat de travail).
En complément de ce qui peut être pris en charge par l'employeur, les titulaires d'un CIE peuvent avoir accès à l'ensemble des offres de service du service public de l'emploi (notamment l'ANPE), lorsque cela est nécessaire pour permettre une insertion durable : entretiens individuels avec un conseiller, bilans de compétences approfondis, ateliers de l'ANPE, aide à la définition du projet professionnel... |
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Quelle aide pour l'employeur ? |
La conclusion d'un CIE ouvre droit, pour
l'employeur, à une aide financière destinée à prendre en charge
une partie du coût du contrat ainsi conclu et, le cas échéant, des
actions de formation et d'accompagnement professionnels prévues
par la convention. Le montant de l'aide, déterminé par arrêté du
préfet de région, figure dans la convention liant l'employeur et
l'ANPE. Il tient notamment compte : |
| Contrat jeune en entreprise | |
| Qui est concerné ? |
-Entreprises
affiliées à l’Unédic (sauf particuliers), entreprises de pêche
maritime, groupements d’employeurs.
-Jeunes de 16 à moins de 26 ans d’un niveau inférieur au baccalauréat (titulaires d’un CAP ou d’un BEP ou sans qualification) ou engagés dans un CIVIS ou résidant en ZUS. |
Quelles obligations ?
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-N’avoir
procédé à aucun licenciement dans les 6 mois précédant
l’embauche
-Etre à jour de ses cotisations et contributions sociales. -Ne pas avoir fait l’objet d’un procès-verbal pour travail illégal-Conclure un contrat de travail à durée indéterminée (CDI), à temps complet ou à temps partiel (mi-temps minimum). Il peut s’agir d’un contrat nouvelles embauches (CNE). -Verser une rémunération au moins égale au SMIC ou au minimum conventionnel. |
| Quels avantages pour l’employeur ? |
-Aide
forfaitaire dégressive pour un temps complet rémunéré au SMIC
(ou garantie mensuelle de rémunération, GMR)) versée -à échéance
trimestrielle- pendant 2 ans.
-Depuis le 15 juin 2006 : l’aide versée est de 400 €/mois versée pendant 2 ans avec un abattement de 50% la 2ème année. Attention : le montant de l’aide et sa durée de versement varient en fonction du profil du jeune embauché, des conditions d’emploi (proratisation en cas de temps partiel) et de la date d’embauche. -Cumul possible de l’aide avec l’allègement Fillon, les aides de l’AGEFIPH et l’aide à l’emploi.- Le soutien de l’Etat peut également être accordé -pour un montant spécifique- dans le cadre d’un CDI en contrat de professionnalisation. |
| Quels avantages pour le jeune ? |
-Possibilité de
bénéficier d’un bilan de compétences.
-Validation des acquis de l’expérience possible selon des modalités fixées par les partenaires sociaux dans les branches professionnelles. |
| Quelles démarches ? |
Retirer une demande d’aide auprès de l’Assédic (GARP pour l’Ile de
France) dont l’entreprise relève. Formulaire de demande disponible
sur les sites : - Ministère de l’emploi - Assedic La demande doit être déposée auprès de l’Assedic (GARP pour l’Ile de France) au plus tard dans le délai de 3 mois suivant l’embauche. (Dans certains cas, selon la date d’embauche, ce délai peut être de 6 mois). |
| Aide dégressive Assédic | |
| Quelles sont les entreprises concernées ? |
Il s'agit des entreprises :
Pour pouvoir bénéficier de l'aide dégressive, l'employeur ne
doit, en outre, pas avoir procédé à un ou plusieurs
licenciements pour motif économique au cours des 12 mois
précédant la date d'embauche. Cette condition est appréciée au
niveau de l'entreprise (tous établissements confondus).
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| Une aide : à quelles conditions ? |
La personne embauchéeOuvre droit à l'aide dégressive à
l'employeur, l'embauche : Le recrutementLa personne doit être embauchée dans le cadre d'un contrat de travail à durée indéterminée ou d'un contrat de travail à durée déterminée, conclu en application de l'article L. 122-2 du code du travail, d'une durée d'au moins 12 mois et d'au plus 18 mois. L'aide dégressive à l'employeur est versée pour des embauches portant sur des métiers répertoriés : cette condition doit être vérifiée par l'employeur, avant l'embauche, auprès de l'Assédic.
L'aide dégressive à l'employeur ne peut être attribuée si le
salarié est recruté dans le cadre d'un contrat bénéficiant d'une
autre aide à l'emploi, qu'il s'agisse par exemple du dispositif
des contrats
« jeune en entreprise » ou du
contrat initiative-emploi (CIE). Elle est également
incompatible avec certaines aides spécifiques prévues par le
Règlement annexé à la Convention du 18 janvier 2006 : aide aux
employeurs qui embauchent un jeune en contrat de
professionnalisation, cumul d'une allocation avec une
rémunération, aide à la création ou à la reprise d'entreprise.
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| Quel montant et quelle durée de versement ? |
Le montant de l'aide dégressive versée à
l'employeur représente un pourcentage du salaire mensuel brut
d'embauche et ne peut excéder le montant brut de
l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE) perçue par
l'allocataire à la veille de son embauche. L'aide peut être versée
pendant une période de 1 an à 3 ans, dans la limite de la durée
des droits de l'allocataire restants à la veille de l'embauche.
Lorsque l'embauche est réalisée en CDI, le montant de l'aide
dégressive est fixé à :
En cas de modification d'intensité horaire du contrat de travail
(par exemple, passage d'un temps plein à un temps partiel), le
montant de l'aide dégressive est recalculé.
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| Quand est-elle versée ? |
L'aide dégressive est versée par l'Assédic
mensuellement et à terme échu, sous réserve que :
Le versement est interrompu pour toute suspension du contrat de
travail, d'une durée au moins égale à 15 jours, pour maladie,
maternité ou en cas de fermeture de l'entreprise pour congés.
Cette interruption proroge d'autant le versement de l'aide.
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| Contrat de professionnalisation | |
| Qui est concerné | - Toute entreprise affiliée à l’Unédic ainsi que les entreprises d’armement maritime |
Quelles obligations
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- Embaucher des jeunes de 16 à moins de 26 ans désirant compléter
leur formation initiale ou des demandeurs d’emploi âgés de 26 ans
et plus.
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Quels avantages |
- Si
vous embauchez un jeune de moins de 26 ans ou un demandeur
d’emploi de plus de 45 ans en contrat de professionnalisation,
vous bénéficiez - jusqu’à la fin du CDD ou de l’action de
professionnalisation dans le cadre d’un CDI - d’une exonération
des cotisations patronales de sécurité sociale, d’allocations
familiales et d’accidents du travail, sur la fraction de
rémunération ne dépassant pas le SMIC. |
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Quelles démarches |
Le
contrat de professionnalisation est obligatoirement écrit, sur un
formulaire type (Cerfa).
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| Contrat d’avenir | |
Quels sont les bénéficiaires ?
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Le contrat d'avenir s'adresse aux bénéficiaires du RMI, de l'allocation de solidarité spécifique (ASS), de l'allocation de parent isolé (API) ou de l'allocation aux adultes handicapés (AAH) (la condition d'ancienneté dans le droit à l'une ou l'autre de ces allocations pour pouvoir conclure un tel contrat a été supprimée par la loi n° 2006-339 du 23 mars « pour le retour à l'emploi et sur les droits et les devoirs des bénéficiaires de minima sociaux », JO du 24). Il n'est pas nécessaire d'être inscrit à l'ANPE pour pouvoir conclure un tel contrat. Peuvent également bénéficier d'un contrat d'avenir les personnes titulaires de l'une de ces allocations qui bénéficient d'un aménagement de peine ainsi qu'au moment de leur libération, les personnes précédemment détenues, prévenues ou condamnées. |
| Quels sont les employeurs concernés ? |
La possibilité de conclure un contrat
d'avenir est ouverte aux employeurs du secteur non marchand
appartenant aux catégories suivantes : |
Quel est le rôle des collectivités territoriales ?
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Le département ou la commune de
résidence du bénéficiaire ou, le cas échéant, l'EPCI auquel
appartient la commune est chargé d'assurer la mise en oeuvre du
contrat d'avenir. Pour les bénéficiaires de l'allocation
spécifique de solidarité, de l'allocation de parent isolé et de
l'allocation aux adultes handicapés, l'Etat peut, dans les mêmes
conditions, assurer la mise en oeuvre du contrat d'avenir. Le
département ou la commune de résidence du bénéficiaire ou, le cas
échéant, l'EPCI auquel appartient la commune peut, par convention,
confier à un organisme délégataire (ANPE, Maison de l'emploi,
PLIE, mission locale...) la mise en oeuvre des contrats d'avenir.
En outre, dans chaque département, une commission de pilotage coordonne la mise en oeuvre du contrat d'avenir et organise les modalités du suivi personnalisé des bénéficiaires de ce contrat. Placée sous la coprésidence du président du conseil général et du représentant de l'Etat dans le département, elle comprend notamment des représentants des maires des communes ou des présidents des EPCI exerçant la compétence de mise en oeuvre du contrat d'avenir.
La mission de référent peut également être confiée à un
organisme chargé du placement ou de l'insertion, notamment à une
maison de l'emploi ou à l'un des organismes participant au
service public de l'emploi mentionnés à l'article L. 311-1 du
Code du travail (ANPE, mission locale, ...). Le cas échéant, le
référent peut être la personne physique chargée d'élaborer le
contrat d'insertion avec l'allocataire du RMI.
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Quelles sont les caractéristiques du contrat d'avenir ?
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Le contrat d'avenir est un contrat de
travail de droit privé à durée déterminée et à temps partiel. La
durée hebdomadaire du travail des personnes embauchées dans le
cadre d'un contrat d'avenir est fixée à 26 heures. Elle est comprise entre 20 et 26 heures lorsque l'embauche est réalisée par un employeur conventionné au titre de l'article L. 322-4-16-8 du Code du travail (ateliers et chantiers d'insertion) ou par une une association de services à la personne visée à l'article L. 129-1 du Code du travail.
Le contrat peut prévoir que la durée hebdomadaire ou mensuelle du travail varie, dans la limite d'un tiers de sa durée, sur tout ou partie de l'année à condition que, sur un an ou sur la période d'exécution du contrat lorsqu'elle est inférieure à un an, la durée hebdomadaire soit égale en moyenne à 26 heures ou à la durée inférieure éventuellement prévue par le contrat si l'employeur est conventionné au titre de l'article L. 322-4-16-8 (ateliers ou chantiers d'insertion) ou est une association de services à la personne.
Toutefois, pour le calcul de la
rémunération, le nombre d'heures hebdomadaires de travail
effectuées est réputé égal à 26 (ou au nombre d'heures prévu par
le contrat lorsque ce nombre est compris entre 20 et 26 heures).
Le programme indicatif de la répartition de la durée du travail
sur l'année ou sur la période d'exécution du contrat est
communiqué par écrit au salarié au moins 15 jours ouvrés avant la
période annuelle de référence ; la modification éventuelle de
cette programmation doit également respecter un délai de
prévenance de 15 jours. Sauf clauses conventionnelles prévoyant une période d'essai d'une durée moindre, la période d'essai du contrat d'avenir est fixée à un mois. Le contrat d'avenir est régi par l'article 122-2 du code du travail (sauf en ce qui concerne le nombre maximal de renouvellements). Il en résulte notamment que les dispositions relatives au délai de carence entre deux contrats ne sont pas applicables, de même que l'obligation pour l'employeur de verser l'indemnité de fin de contrat (sauf disposition conventionnelle ou contractuelle plus favorable). Durée du contrat : principeLe contrat d'avenir est conclu, en principe, pour une durée de 2 ans. Il peut être renouvelé dans la limite de 12 mois, soit un total de 36 mois. Pour les bénéficiaires âgés de plus de 50 ans et les personnes reconnues travailleur handicapé, la limite de renouvellement peut être de 36 mois, ce qui porte à 5 ans la durée totale du contrat. Durée du contrat : dérogationLorsque des circonstances particulières tenant au secteur d'activité professionnelle ou au profil de poste le justifient, le préfet peut, s'agissant de la convention de contrat d'avenir, prévoir une durée comprise entre 6 et 24 mois ou, pour les personnes bénéficiant d'un aménagement de peine, prévoir une durée minimale de trois mois., le contrat d'avenir étant alors conclu pour la même durée. Sous réserve du renouvellement de la convention, la durée totale du contrat ne peut, compte tenu du ou des renouvellements, excéder 36 mois. Pour les bénéficiaires âgés de plus de 50 ans et les personnes reconnues travailleurs handicapés, cette durée totale ne peut excéder cinq ans Dispositions communesL'employeur doit préalablement au renouvellement du contrat adresser, selon le cas, au représentant de l'Etat, à la collectivité territoriale ou à l'EPCI signataire de la convention initiale ou à l'Agence nationale pour l'emploi ou au délégataire toute demande de renouvellement de la convention. Le renouvellement du contrat prend effet à la date de renouvellement de la convention.
Un bilan doit être réalisé tous les six mois avec l'employeur et
le référent
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Quel est le statut du bénéficiaire du contrat ?
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Le bénéficiaire du contrat d'avenir a un
statut de salarié à part entière ; il est soumis aux mêmes règles
légales et conventionnelles que les autres salariés de l'organisme
qui l'emploie.
Parallèlement à son salaire, le salarié en contrat d'avenir peut
dans certains cas continuer à percevoir l'allocation dont il
bénéficiait à l'entrée de son contrat (RMI, API, ASS ou AAH) :
le montant de cette allocation est diminué du montant de l'aide
versée à l'employeur, soit le montant du RMI accordée à une
personne isolée (433,06 € pour 2006). En pratique, c'est donc
uniquement si le montant d'allocation est supérieur au montant
de l'aide qu'un reliquat d'allocation sera versé au salarié en
contrat d'avenir. Les titulaires de l'AAH embauchés dans le
cadre d'un contrat d'avenir conservent en outre, pendant la
durée de la convention de contrat d'avenir, les droits qui leur
sont garantis en leur qualité de bénéficiaires de l'AAH (comme,
par exemple, l'exonération de taxe d'habitation ou de redevance
audiovisuelle).
Par dérogation aux dispositions
normalement applicables aux CDD, le contrat d'avenir peut être
rompu avant son terme, à l'initiative du salarié (l'accord de
l'employeur n'est donc pas obligatoire), lorsque celui-ci justifie
d'une embauche pour une durée indéterminée ou pour une durée
déterminée au moins égale à 6 mois, ou du suivi d'une formation
conduisant à une qualification.
En cas de rupture du contrat pour un motif autre que ceux prévus
ci-dessus ou lorsque ce contrat n'est pas renouvelé et que son
bénéficiaire n'exerce pas d'activité professionnelle rémunérée,
le versement de l'allocation dont il bénéficiait avant la
conclusion du contrat (API, RMI ou ASS ou AAH selon le cas) est
maintenu ou rétabli jusqu'au réexamen de ses droits.
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Une formation et un accompagnement sont-ils obligatoire ?
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Dans le cadre d'un contrat d'avenir, le
salarié doit bénéficier obligatoirement d'actions de formation et
d'accompagnement qui peuvent être menées pendant le temps de
travail et en dehors de celui-ci (dans la limite de la durée
légale du travail). Les engagements sont réciproques et consignées
dans la convention liant les parties : |
À quelles aides l'employeur a-t-il droit ?
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La conclusion d'un contrat d'avenir
ouvre droit, pour l'employeur, à différentes aides :
Les bénéficiaires des contrats d'avenir ne sont pas pris en
compte, pendant toute la durée du contrat, dans le calcul de
l'effectif pour l'application à l'employeur des dispositions
législatives et réglementaires qui se réfèrent à une condition
d'effectif minimum des salariés, exception faite de celles qui
concernent la tarification des risques d'accidents du travail et
des maladies professionnelles.
Exonération de cotisationsL'embauche d'un salarié dans le cadre d'un contrat d'avenir ouvre droit, pour l'employeur, à l'exonération des cotisations patronales dues au titre des assurances sociales, des accidents du travail et des allocations familiales, pendant la durée du contrat. Le montant de l'exonération est égal au montant des cotisations patronales de sécurité sociale afférentes à la fraction de la rémunération versée aux salariés dans le cadre du contrat d'avenir n'excédant pas le produit du SMIC par la durée mensuelle du travail équivalente à 26 heures hebdomadaires (ou la durée fixée au contrat pour les ateliers et chantiers d'insertion et les associations de service à la personne).
L'embauche ouvre également droit à une exonération totale de la
taxe sur les salaires, de la taxe d'apprentissage et des
participations dues par les employeurs au titre de l'effort de
construction.
Aide forfaitaireL'employeur perçoit une aide forfaitaire égale au montant du RMI pour une personne isolée (soit 433,06 € par mois au 1er janvier 2006). Cette aide est versée par l'Etat (via le Cnasea) ou le Conseil général selon l'allocation perçue par le salarié embauché : ASS, API ou AAH pour le premier cas, RMI pour le second.
Le débiteur de l'allocation (Etat ou Conseil général) peut
confier le service de l'aide à l'employeur à l'un des organismes
suivants : CAF, caisse de MSA, Assédic.
Aide dégressiveA l'aide forfaitaire s'ajoute une aide
dégressive calculée sur la base de la différence entre la
rémunération mensuelle brute (salaire + cotisations assurance
chômage et protection sociale complémentaire obligatoire) versée
au salarié par l'employeur et le montant de l'aide forfaitaire
visée ci-dessus. L'aide dégressive est versée par le Cnasea mensuellement et par avance ; elle est proratisée sur la base du trentième indivisible. |
| Contrat d’accompagnement dans l’emploi | |
| Conditions |
Vous rencontrez des difficultés pour accéder à un emploi
durable. Les critères permettant de bénéficier d’un CAE sont fixés dans chaque région par arrêté préfectoral. Renseignez-vous auprès d’un conseiller de votre agence locale pour l’emploi. Vous pouvez être embauché en CAE par : |
| Votre statut | -Salarié en
contrat à durée déterminée (CDD) entre 6 et 24 mois (renouvelable
2 fois dans la limite de 24 mois), à temps plein ou à temps
partiel (20 heures par semaine au minimum) -Rémunéré au moins à hauteur du SMIC ou du minimum conventionnel. |
| Avantages pour l'employé | -Prestations d’accompagnement ou de recherche d’emploi, afin de
réussir votre insertion professionnelle à la sortie du CAE,
-Formation, validation des acquis de l’expérience possibles pendant toute la durée du contrat aidé. |
| Avantages pour l'employeur | Aide mensuelle de l’Etat jusqu’à 95% du SMIC brut horaire (montant spécifique pour les chantiers d’insertion), versée mensuellement pour une durée fixée par la région en fonction de la nature du contrat (dans la limite de 24 mois). |
| Le contrat nouvelles embauches (CNE) | |
| Qui est concerné ? | Les entreprises du secteur marchand qui comptent 20 salariés au plus. |
| Quels avantages ? |
C’est un contrat à durée indéterminée (CDI) qui offre aux salariés et aux très petites entreprises (TPE) des modalités d’embauche et de rupture de contrat assouplies pendant les deux premières années.Au cours de cette période, appelée aussi période de consolidation dans l’emploi, le contrat peut être rompu à la demande de l’employeur ou du salarié par lettre recommandée avec accusé de réception. En cas de rupture du contrat pendant cette période, un préavis doit être respecté, d’une durée de :
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| Quelles obligations ? |
En cas de rupture du contrat à votre initiative avant le terme des 2 ans :
Au-delà de la période de consolidation de 2 ans, ce sont les règles communes aux contrats à durée indéterminée qui s’appliquent. |